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" A la bonne franquette avec les routiers (Podcast) "

Un article paru sur France Culture - Le 01 juin 2025

Capture d'écran - France Culture


Symboles d’une certaine vision de la gastronomie populaire, les restos routiers connaissent un regain d’intérêt depuis quelques années, en même temps que leur nombre décline en France. Mais ils se réinventent, en témoignent un livre et un film qui leur rendent hommage.

Leur nombre a été divisé par six depuis les années 1970, mais ce sont sans doute des « lieux de mémoire » au sens où l’entendait feu l’historien Pierre Nora. Reconnaissables à leur macaron bleu et rouge, les Relais routiers promettent encore un accueil chaleureux et une nourriture bon marché à celles qui ceux qui s’arrêtent en bord de nationale ou de départementale pour faire une pause. Les premiers clients sont les chauffeurs, mais depuis plusieurs années, les commerciaux et les vacanciers sont venus compléter la clientèle.

On les dit en déclin, mais à mesure que leur nombre baisse, des livres, des documentaires télé et maintenant des films de cinéma leur sont consacrés. En 2022, Louis Garrel a tourné une scène mémorable de son film L’Innocent au Relais routier de la Sanne. En 2024, Quentin Dupieux en a fait le décor du Deuxième acte et en 2025, tandis que "L’Escale" est le lieu central du film Partir un jour, les restos routiers sont le sujet d’un livre de photographies qui décape. D’où notre envie ce midi de leur consacrer une émission.

Guillaume Blot a fait paraître son livre de photographies Restos Routiers en mai 2025. Un restaurant routier, "c'est vraiment la culture populaire et sa quintessence, un lieu qui peut être fréquenté par beaucoup de personnes et de communautés différentes. Autant les chauffeurs, les ouvriers à le midi qui s'arrêtent pour manger, les commerciaux, les touristes de passage... On peut vraiment retrouver toute une France à l'intérieur de ces établissements." Le dramaturge et metteur en scène Mohamed Al-Khatib, dit en préface du livre qu'ils sont "des saloons contemporains qui transportent une mémoire populaire des bords de route."

Pour Amélie Bonnin, réalisatrice de "Partir un jour", ces restaurants sont également "des endroits où il fait bon être". "Je me souviens d'un endroit où la patronne nous avait dit : ici il n'y a pas de télé parce que je force les gens à s'asseoir tous à la même table pour qu'ils discutent, pour qu'il y ait de l'échange. C'est vraiment ça qu'on trouve dans ces endroits." Et "en parallèle de ces grandes tablées, il y a évidemment des moments de solitude. J'appelle ça des grandes salles de classe avec ces pupitres et ces chauffeurs qui sont alignés toutes et tous face le plus souvent à la télévision ", complète Guillaume Blot.

L'augmentation du prix des denrées et donc la difficulté à maintenir un menu très abordable (16-17 euros) ainsi que l'usage plus répandu de l'autoroute font que le nombre d'établissements décline. Malgré tout, on constate une certaine vogue dans le cinéma, la photographie... une démarche pour nous rendre sensible &#... Lire la suite de l'article sur le site de France Culture en cliquant sur ce lien

Retrouvez la fiche du Relais Routiers cité dans l'article en cliquant ci-dessous !

RELAIS DE LA SANNE

1A route d'Agnin
38150 SALAISE-SUR-SANNE


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